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La CENI

Historique

Le retour à un régime démocratique au Burkina Faso dans les années 1990 a conduit le pays à organiser régulièrement des élections du type référendaire, présidentiel, législatif et municipal. Pour ce faire, et pour chaque type d’élection le Gouvernement a été amené à mettre en place des Commissions électorales.

La Constitution promulguée le 11 juin 1991 a donné naissance à la IV République. Elle a ainsi prescrit l’organisation d’élections à un cycle régulier :

Depuis le référendum constitutionnel , il a été déjà organisé :

- une élection présidentielle le 1er décembre 1991 ;
- des élections législatives le 24 mai 1992 ;
- des élections municipales le 12 février 1995 ;
- des élections législatives le 11 mai 1997 ;
- une élection présidentielle le 15 novembre 1998 ;
- des élections municipales le 24 septembre 2000.

- des élections législatives le 5 mai 2002.

La première Commission électorale mise sur pied a été la Commission Nationale d’Organisation du Référendum Constitutionnel. Elle a été créée en mars 1991. Elle a eu pour mission l’organisation du référendum portant sur l’adoption de la Constitution. Cette Commission a été une structure placée sous l’autorité directe du Ministre en charge de l’administration du territoire.

Depuis lors la loi portant code électoral a, en fonction des circonstances diverses, connu des modifications pour l’organisation d’une élection à une autre.

En effet l’organisation des élections, exceptée la Commission nationale d’organisation du référendum Constitutionnel de 1991, a été de la responsabilité d’une Commission Nationale d’Organisation des Elections (CNOE) créée en octobre 1991. Elle a eu cours jusqu’aux élections législatives de mai 1997.

Lui succédera à partir du 7 mai 1998, une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Cette Commission Electorale Nationale Indépendante a eu à sa charge l’organisation de l’élection présidentielle du 15 novembre 1998. C’est aussi une Commission Electorale Nationale Indépendante qui a été mise en place pour l’organisation des élections municipales du 24 septembre 2000. Ces commissions ont été des structures ad hoc.

 

Il est important de revenir à l’élection présidentielle du 15 décembre 1998 qui a été remportée par le Président Blaise COMPAORE. Le Candidat du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) et de la mouvance présidentielle avec 87,52 % a devancé Monsieur Ram OUEDRAOGO du parti « Les Verts » et Son Excelence Frédéric GUIRMA du Front de Refus RDA avec respectivement 6,61 % et 5,87 % des suffrages exprimés.

Mais, moins d’un mois après cette élection et alors que le Président nouvellement élu n’a pas encore prêté serment, soit le 13 décembre 1998, un journaliste burkinabé, directeur de publication de l’hebdomadaire « L’Indépendant » Norbert ZONGO et trois de ses compagnons sont assassinés à Sapouy à une centaine de km au sud de Ouagadougou, sur la route reliant la capitale à Léo, ville frontalière avec le Ghana.

Cet événement a provoqué une vive émotion parmi la population en général et surtout au sein de la classe jeune, la presse et les défenseurs des droits humains.

Cette émotion s’est traduite par la suite par des revendications multiformes pour une manifestation rapide de la vérité sur ce crime et pour plus de démocratie, de respect des droits humains et de liberté au Burkina Faso. Ainsi le climat social et politique a été des plus incertain en ces moments difficiles, malgré la mise sur pied le 18 décembre 1998 par le Gouvernement d’une Commission d’enquête indépendante pour la manifestation de la vérité sur la mort du journaliste Norbert ZONGO et de ses compagnons, et malgré les résultats de cette Commission d’enquête rendus publics 6 mois plus tard.

Dès lors, le Gouvernement a décidé d’engager un dialogue social à l’échelle nationale. Celui-ci a été mené avec tous les acteurs de la scène politique nationale et de la société civile pour définir les repères que le Burkina doit établir pour une sortie de crise. Cette démarche a abouti à différentes reformes politiques et institutionnelles.

Ce dialogue ainsi entamé a permis d’éviter au Burkina des lendemains politiques et sociaux incertains. Les concertations sociales et politiques engagées durant cette période ont abouti à la formulation de projets de lois portant code électoral, réforme de la justice, financement des partis politiques, charte des partis politiques, statut de l’opposition…

1. La Commission Electorale Nationale Indépendante

La première Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a été créée par la loi n°21/98/AN du 7 mai 1998 portant Code électoral. Cette structure a eu pour mission "l’organisation et la supervision des opérations électorales et référendaires ". Il s’agissait, pour le législateur d’alors, de mettre en place un organe indépendant ayant en charge l’organisation des élections, en lieu et place d’une Commission Nationale d’Organisation des Elections (C.N.O.E.). Mais cette nouvelle structure n’a pas recueilli l’adhésion de toute la classe politique dont une frange a continué de réclamer une CENI véritablement indépendante.

C’est ainsi que dans le cadre des réformes politiques et institutionnelles entreprises en 2001, le Code électoral a fait l’objet d’une relecture intégrale et consensuelle par vingt six (26) partis politiques sur les trente-quatre (34) qui étaient légalement reconnus, le "Groupe du 14 février" n’ayant pas pris part aux travaux. La relecture du Code électoral a abouti à l’adoption d’une nouvelle loi portant Code électoral : la loi n°014-2001/AN du 3 juillet 2001 qui a enregistré le consensus de tous les protagonistes de la scène politique nationale. Cette loi en son article 2 a consacré la création de la CENI en la redimensionnant, tant dans ses missions et ses attributions, que dans sa composition et son administration. C’est cette CENI "nouvelle formule" qui a eu la charge de l’organisation des élections législatives du 5 mai 2002.

Planning Superviseurs

La CENI informe les informaticiens retenus comme superviseurs dans cadre de la revision du fichier électoral biométrique que leur formation sur un centre unique de OUAGADOUGOU (CEFPO ) se deroulera selon le planning suivant: 

 Repartition_générale

NB : L'accès à la salle de formation est conditionné par la présentation d'une pièce d'identité valide

Espace privé CENI