Newton Ahmed Barry au siège de la fédération des églises et missions évangéliques

La fédération des églises et missions évangéliques (FEME), a reçu ce jeudi 2 février 2017, une visite de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Conduite par son président, Newton Ahmed Barry, la nouvelle équipe est allée présenter les grandes lignes de son mandat au président de la FEME, le pasteur Samuel Yaméogo. Il a surtout été question de la participation effective des Burkinabè de l’étranger au processus électoral.

Une visite filiale, c’est ainsi que le président de la CENI, Newton Ahmed Barry, définit sa visite au président de la FEME, le pasteur Samuel Yaméogo, qui est aussi un ancien dirigeant de l’institution. « J’ai eu la chance d’apprendre à vos côtés à un moment important (1998). J’en garde un excellent souvenir » a-t-il indiqué, soulignant qu’il s’agissait aussi de remercier la Fédération des églises et missions évangiles pour le soutien dont il a bénéficié lors de son élection à la tête de l’institution.

Le vote des Burkinabè de l’extérieur, un défi

Avec le président de la FEME, il a surtout été question du vote des Burkinabè de l’extérieur. « La question du vote des Burkinabè est une question qui est délicate, c’est une situation qui est inédite de sorte qu’il faut réfléchir pour trouver une meilleure solution », a signifié le président de la CENI ». Et Newton Ahmed Barry de souligner que : « Nous avons l’une des diasporas les plus importantes en Afrique. Nous avons aussi l’une des diasporas qui a une caractéristique particulière, sauf qu’elle se retrouve dans un seul pays. Près de 60% de la diaspora burkinabè se retrouve en Côte d’Ivoire ».

La participation effective des Burkinabè de l’étranger au processus électoral est un grand challenge que Newton Ahmed Barry et son équipe veulent relever. Raison pour laquelle, le nouveau président est allé demander bénédictions, conseils et soutien de la part de son ancien collaborateur. L’Objectif étant selon lui, de mettre en place un dispositif qui ne brime personne, qui tienne compte de suffisamment de garde-fous et surtout : ‘’ que l’introduction de ce fait ne perturbe pas le fonctionnement régulier des institutions au niveau national ‘’.

 

A cet effet, le président de la CENI a défini des conditions que la diaspora Burkinabè devrait remplir. La première condition est relative à l’immatriculation à l’ambassade. « Au moins, en étant à l’étranger, cela signifie que vous maintenez le lien avec votre pays » a-t-il noté. Le deuxième élément fait référence au seuil minimum d’immatriculations avant d’ouvrir un bureau de vote. ‘’ Si vous avez 25 personnes, c’est souvent le cas dans certaines ambassades très éloignées comme le Japon, vous ne pouvez pas vous déplacer ici pour dépenser des millions en vue de faire voter 2 ou 3 personnes’’ a-t-il dit, à titre d’exemple. Un autre critère du vote de la diaspora serait le « vote à partir de la carte consulaire ». Ce qui sous-entend que la carte consulaire doit être uniformisée et surtout « accessible ».

 

 

 

 

 

Le pasteur Samuel Yaméogo pour sa part, après avoir écouté l’exposé sur ce processus, a exprimé sa satisfaction au président de la CENI pour cette visite. Aussi, tout en remerciant Newton Ahmed Barry et ses collaborateurs pour cette marque de confiance et de considération à l’endroit de la FEME, il a félicité la nouvelle équipe pour le travail déjà abattu. Conviant par ailleurs l’équipe dirigeante de la CENI à remplir pleinement sa mission, le président de la FEME s’est dit toujours disposé à l’accompagner par ses conseils et ses prières.

 

 

 

 

 

Nicole Ouédraogo

Lefaso.net